La ligue Réunion
Son histoire
La Ligue Réunion / Fédération des Oeuvres Laïques : une histoire, un combat
| La Ligue Réunion / Fédération des Oeuvres Laïques : une histoire, un combat |
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| 26-08-2007 | |
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D’après les recherches et souvenirs de Eugène ROUSSE, Roger RAMCHETTY ET DE Luçay PERMALNAICK La structure a pour dénomination exacte la Ligue Réunion /FOL, par décision en Assemblée Générale Extraordinaire, depuis 1992. Mais pour de nombreux Réunionnais elle reste gravée dans les mémoires sous le nom de « La FOL ». Elle est l’une des 100 fédérations départementales regroupées au sein de la Ligue Française de l’Enseignement et de l’Education Permanente (LFEEP), dite La Ligue. Elle a été « portée » par un petit groupe d’instituteurs de la Réunion dont celui qui sera son valeureux Président, Vivien SIDA, Directeur de l’Ecole Primaire de Sainte Marie. <!--[if !supportLists]-->
Ces objectifs cadraient on ne peut mieux avec les orientations générales de La Ligue, à savoir la recherche de l’heureux épanouissement de la personnalité humaine. La foi et le dévouement de ces enseignants sont tels que ce n’est pas en vain qu’il est fait appel à la générosité des collègues et des parents d’élèves. Ainsi, en 1956 La FOL devient propriétaire d’un bel immeuble à la Plaine des Palmistes. Il s’agit de LA MAISON DE NOS ENFANTS, achetée à la famille De Villeneuve de Saint Benoît, au prix de un million de francs CFA. Cette maison accueille Colonies de Vacances et Camps d’Adolescents. Ensuite il devient rapidement un centre de formation très appréciée de tous ceux qui y séjournent. Afin de répondre à la demande sans cesse croissante concernant les colonies de vacances, La FOL sollicite des communes la mise à disposition des locaux scolaires. Elle obtient sans difficulté les aides auxquelles elle peut prétendre. La section UFOVAL se porte particulièrement bien. Grâce au concours de la Jeunesse et Sports les délégations départementales UFOLEP et UFOLEIS connaissent aussi un essor remarquable. Ainsi donc après seulement dix ans d’existence, La FOL est devenue, dans les années 1960, un partenaire incontournable en matière d’éducation globale. Les rapports présentés aux assemblées générales recueillent l’approbation unanime et les réunions s’achèvent dans l’euphorie. Mais à partir de 1958, La FOL voit poindre à l’horizon de lourds nuages menaçants. A l’époque, arrive à la présidence de La FOL, l’Instituteur Saint- Andréen Ary PAYET, qui succède au Vice-recteur CORMARY. La FOL n’oublie pas qu’elle n’a pas pour seule vocation de s’occuper des œuvres post et péri scolaires. Elle se bat aussi pour un idéal laïc qui implique indivisiblement la justice, la paix, la fraternité entre les hommes. Tout naturellement, elle proteste contre les violations des Droits de l’Homme et toutes les fois que la laïcité de l’Ecole est remise en cause. La FOL réclame inlassablement le respect du suffrage universel, droit élémentaire en démocratie, lors de la période sombre des fraudes et violences électorales. Elle joint aussi sa voix à celles de toutes les organisations qui exigent la fin de la honteuse et ruineuse Guerre d’Algérie. Elle participe naturellement, au sein du Comité départemental d’Action Laïque, à la campagne de pétitions contre les lois de Division (lois antilaïques) Loi du 31 12 69. Les subventions accordées jusque là sont sensiblement diminuées. Les aides mises traditionnellement à la disposition de la FOL pour accueillir ses colonies de vacances lui sont systématiquement refusées. En août 1691, c’est un préjudice infiniment plus grave que le préfet cause à La FOL. Certains de ses dirigeants sont brutalement expulsés de la Réunion en application de la triste et fameuse Ordonnance du 15 octobre 1960 qui permet aux préfets des DOM d’éloigner de l’île les fonctionnaires jugés opposés au pouvoir.En 1962, ce même préfet refuse à La FOL une subvention de quatre millions CFA, qui lui avait été officiellement consentie par le Haut Commissariat à la Jeunesse et aux Sports. Cette décision a été prise alors que les travaux d’extension de la MAISON DE NOS ENFANTS étaient déjà en cours d’exécution et ne pouvaient donc être stoppés. Grâce à l’aide notamment de la JPA et du SNI ces travaux furent conduits à leur terme. Après la tentative d’asphyxie financière, ce fut le recours à l’arbitraire. Le préfet presse le Vice -Recteur d’ordonner à La FOL d’évacuer le local qu’elle occupe au Vice Rectorat et ce depuis sa création. Le siège est alors transféré successivement en différents points de Saint-Denis, au domicile des membres de son Conseil d’Administration. Vers 1962, on assiste tout simplement à l’atteinte de la liberté d’expression lorsque, innovation, le texte des discours de la Quinzaine de l’Ecole Publique, dont la diffusion est était alors sans difficulté assurées par Radio Saint-Denis , la seule de l’île, doit être soumis préalablement à l’administration. Au lendemain du départ définitif du préfet PERREAU PRADIER, survenu le 23 mars 1963, les adversaires de La FOL ne désarment pas. Ils tentent de provoquer son éclatement. Il s’agit d’enseignants qui accusent la FOL de monopoliser « l’action laïque envenimée par des prise de position politiciennes » et d’être devenue un « foyer de subversion ». Ces enseignants, relayés par la presse, déclarent ouvertement vouloir s’emparer de la direction de La FOL. L’échec de leur tentative les amène à créer un FOL bis le 3 juin 1963. Privée de tout relais à Paris, cette association ne parviendra pas à se substituer à La Fol. Cependant elle l’affaiblira suffisamment pour que la décision soit prise de « laisser passer l’orage »Il faudra attendre dix bonnes années pour que La FOL puisse reprendre normalement ses activités dans toute l’île. Elle se donnera comme présidents, successivement, Raymond LAURET, Emmanuel GRONDIN, Guy LETOULLEC, Luc LASSAUX, Marcel BAUM, Eric SORET , Patrice BOYER.Le renouveau de La FOL coïncide avec la réunion, en son sein du Comité Départemental USEP en 1973, à l’initiative d’instituteurs, de Conseillers pédagogiques de Circonscription, et de la DDJS. Les actions sont nombreuses et variés comme le lendit, les grandes fêtes départementales, les activités régulières dans une majorité de disciplines sportives. Des manifestations d’envergure départementale, voire nationale et internationale (Océan Indien), telles le Colloque l’Enfant et le Sport, le festival de Danse de Saint-Gilles et la Journée Départementale Usep, s’ajoutent à cette activité quotidienne en faveur de tous les enfants, et renforcent la crédibilité de cette véritable fédération sportive de plus de 25 000 licenciés.Fait original par rapport aux autres départements, c’est l’ USEP qui a créé l’ UFOLEP à la Réunion. C’est en 1979 que naît le Comité régional UFOLEP de la Réunion. Il propose des activités sportives aux jeunes et aux moins jeunes. L’ UFOLEP a su développer un véritable concept de la rencontre inter quartier de Foot -Ball avec plus de 350 équipes en 1997 et dans 13 villes de la Réunion. Une autre discipline, les activités Physiques d’Entretien, alliant l’animation à la formation, particulièrement chez le public féminin et Mères de famille, renforce la place de l’ UFOLEP dans sa qualité de vraie fédération sportive affinitaire, qui réussit l’accessibilité et la pratique multi sports. La Commission Activités Physiques de Pleine Nature a réussit l’incitation à aller découvrir les montagnes de la Réunion, credo annoncé et défendu dès 1980. Elle a écrit et publié deux topo-guides (« Les plus belles balades » et les « Sentiers GRR1 et GRR2 »). Elle gère aussi tous les deux ans, depuis 1987, la Méga randonnée du volcan, véritable opération de masse en faveur de la Randonnée Pédestre pour tous, à la carte. La Commission Sports Collectifs gère les championnats départementaux de Basket Ball, de Volley Ball et la phase départementale inter quartier de Foot Ball.
La formation professionnelle a également constitué une des actions phares de La FOL tout au long de son histoire. L’Institut Régional de Formation et de Recherche en Education Populaire (IRFREP) a mené ses actions significatives en 1984, dans le secteur de l’alphabétisation. Il s’est ensuite orienté vers le domaine horticole en initiant les premiers stages de la filière à la Réunion. Le domaine de la formation professionnelle a été à la fois celui qui a permis à La FOL de créer des emplois, de préparer les citoyens à la vie active, mais aussi celui qui a généré les plus grandes difficultés financières. Aujourd’hui les champs d’actions de la formation à La FOL s’entendent de la création et de l’entretien des espaces verts à la formation au CAP Petite Enfance, en passant par la Pré qualification aux métiers de l’animation, la formation d’animateurs en accompagnement scolaire, la formation de délégués élèves collèges et lycées. La formation à La FOL est indissociable de l’intégration sociale. L’année 1985 est celle du début des actions de l’Office Régional des Œuvres Laïques d’Education par l’Image et le Son (OROLAIS) avec le Festival de la Scène et de l’Ecran. Très vitre il s’oriente vers le milieu scolaire, les quartier et les colonies de vacances.Afin de garantir correctement les activités qu’elle propose et les biens des pratiquants, La FOL a crée un service assurances, relais de l4APAC nationale. Longtemps géré à Saint Pierre par le Délégué UFOLEP, le secteur s’est organisé, structuré et a formé son personnel. Rapatrié à Saint Denis, sous la direction du Secrétaire Général, il a fonctionné de manière honorable grâce au dévouement de Marie Odile CHAN HOW THAK. Hélas, cette employée, véritable mémoire de la Fédération, disparaît tragiquement dans un accident de voiture, le 24 janvier 1996, alors qu’elle se rendait à son travail. La FOL, est accablée, bouleversée à tous les niveaux. La législation sur les assurances devenant plus précise. La Ligue forme un délégué départemental APAC Le service assurances de la Ligue Réunion, bien que ne produisant pas encore suffisamment pour garantir financièrement son fonctionnement, satisfait désormais aux normes en vigueur.Mais l’image de La FOL reste les vacances. Les « Kolo-la-Fol » sont toujours dans les mémoires car les premières à la Réunion, et aussi très souvent les plus nombreuses. La Maison de nos Enfants. La CAF à la Saline, le centre du Dos d’Ane, les camps d’ado, les écoles agréées, ont été les lieux connus où La FOL s’est longuement battue pour éviter justement les vacances d’éducation . Aujourd’hui un nombre significatif d’hommes politiques, d’acteurs économiques ou associatifs, sont passés par l’animation des colos de La FOL. En 1995, La FOL a installé son service vacances à Saint Pierre pour délocaliser et être plus proche de la population du Sud de l’île.Une équipe était attachée à mettre en place la liaison animation/formation par des stages BAFA/BAFD. La tentative s’est avérée infructueuse et pleine de dangers pour la fédération tout entière. Le service a été rapatrié à Saint Denis en 1997.Mener une action aussi importante et aussi diversifiée exige pour toute structure qu’elle se dote de moyens de gestion performants et infaillibles, afin d’assurer la pérennisation des activités. La FOL, située dans le champ de l’économie sociale, a dû progressivement adopter une démarche d’entreprise à tous ses niveaux de gestion. La loi lui en fait d’ailleurs obligation, à commencer par l’élection d’un commissaire Aux Comptes (1995).Les difficultés financières ont eu cependant le temps de s’accumuler. Elles ont souvent pris le pas sur le militantisme. Les dirigeants ont dû, avec beaucoup de douleur, procéder à la vente dans les années 90 de la Maison de nos Enfants pour régler les dettes de la Fédération. Cela n’a pas suffi pour lever n’a pas suffi pour lever l’état de cessation de paiement. En 1995, André BEL, trésorier national de l’ UFOLEP, a souligné, lors d’un stage local, l’impérieuse nécessité d’épurer les comptes de la FOL/REUNION. En 1996, Eric FAVEY, Secrétaire national faisait la même remarque. La fédération s’est attaché les services d’un Expert Comptable et a procédé à des provisions de plus de 1.5 millions de franc pour 1995 et 1996. La relance des activités du Dos d’Ane, des vacances et de la formation, ajoutée à des mesures de restriction dans le fonctionnement (abandon du loyer rue des manguiers, arrêt des investissements, non renouvellement de départ du personnel administratif du siège) n’ont pas été couronné de succès alors que les dettes antérieures ont été réglées par l’établissement de moratoires, avec effet pressurisant. L’année 1998 débute pour La FOL un moment capital de son histoire. Des décisions courageuses sur son devenir, basé sur un état des lieux financier très délicat, sont prises. L’environnement social, culturel du département reste très préoccupant. Les dirigeants de la fédération se doivent de trouver des solutions durables et en profondeur. |
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